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Présentation de l'éditeur

Entièrement mobilisée dans la guerre contre Havre, la Flotte royale manticorienne manque d'unités pour protéger les bâtiments marchands du Royaume dans une nation stellaire infestée de pirates comme la Confédération silésienne ; or les excédents commerciaux contribuent largement à l'effort de guerre. Une idée machiavélique germe alors dans l'esprit des pires ennemis d'Honor Harrington : pourquoi ne pas la rappeler en service actif et l'envoyer en Silésie sous couverture d'une petite escadre de vaisseaux marchands armés, avec des équipages de bric et de broc ? Si elle réussit, les cargos manticoriens voyageront en sécurité ; si elle échoue, qu'elle meure sous les coups des pirates. Pile, je gagne ; face, tu perds.

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Review

Dans ce second tome concluant (pour l'instant) les aventures silésiennes du dangereux soldat Harrington (je me demande même, à force, si elle n'est pas plus dangereuse pour les siens que pour elle-même, mais j'y reviendrai), on la voit s'attaquer a à peu près tout ce que l'espace peut compter de pirates et malandrins divers. Et même pas que des pirates, d'ailleurs, puisqu'elle va naturellement se confronter aux soldats havriens. Ce qui vaut d'ailleurs à ce roman son titre original peut-être plus intelligent que le français : "Honor among enemies". Parce que, oui, parfois, entre ennemis, il peut y avoir une certaine forme d'honneur (assez taré, quand même l'honneur).

Est-ce que c'est la peine que je répète les poncifs que j'évoque quasiment à chaque lecture de Honor Harrington ? Bon, soit, buvons ensemble la coupe jusqu'à la lie.

Donc, Honor est honorable (et certains de ses ennemis plus que ses amis).

Les combats donnent une impression de grandeur que même Albator ne peut égaler (si si).

La quantité de morts suffirait à condamner la dame au tribunal pénal international pour un seul combat (genre, dans le dernier, pas loin de 3000 soldats des deux bords sont joyeusement massacrés).

Les métaphores nautiques sont évidentes, malgré la nouveauté qu'apportent les navettes de combat rapproché embarquées.

Il faut presque à chaque tome qu'Honor désintègre quasiment son vaisseau sous elle, en y faisant mourir les méchants et survivre presque tous les gentils.

Les non-militaristes sont des benêts finis, comme le sont d'ailleurs les "démocrates" (rien que le nom est salissant) et ces andouilles de protectionnistes. Rien ne vaut le libre-marché et le pouvoir militaire !

En quelque sorte, l'auteur a complètement oublié le second degré qui fait du cycle Vorkosigan une excellente lecture, quand ce cycle-ci se contente d'être une ode au combat à mort.

Malheureusement pour moi, je lirai la suite, juste pour ces combats spatiaux éparpillant de la bidoche dans la moitié d'un système stellaire.