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Aux frontières de la civilisation et de la barbarie, la planète Orthé est le domaine d'un peuple qui ressemble aux humains, mais dont la vie et la mort obéissent au code de l'épée.

Envoyée par la Terre pour établir un contact diplomatique et déterminer si cette société primitive mérite d'être assistée, Lynne Christie découvre peu à peu un monde complexe et fascinant, aux coutumes étrangères à l'entendement humain.

Un monde dangereux : accusée d'être la descendante perfide et maléfique des «Fils de la Sorcière», une race cruelle et impitoyable qui jadis imposa sa domination à la planète entière, Lynne Christie, pourchassée, traquée, devra seule soustraire la planète Orthé à la menace légendaire des «Fils de la Sorcière».

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Ce roman se déroule sur la planète Orthé, peuplée d'extra-terrestres avec lesquels une délégation terrienne est entrée en contact. Au sein de cette délégation, Lynne Christie est l'émissaire de la Terre, chargée d'évaluer cette civilisation et de déterminer si cette planète est "fiable". Elle va donc entrer en contact avec les dirigeants de la plus grande nation de cette planète, et se trouver intégrée à leurs jeux politiques plus ou moins tordus, bien montrés par son premier dialogue avec l'un de ses amis orthéens, où on lui dit "c'est un brave homme, le lui faîtes pas confiance" (je cite de mémoire, c'est peut-être faux). Toutes ses relations avec les orthéens seront à l'avenant : emplies d'une duplicité bien huilée, mais n'excluant ni l'empoisonnement, ni le meurtre. Ca conduira notre brave émissaire à être pourchassée, puis accueillie en héros, avant d'être surprise ... presque à mort ... par ses plus proches amis orthéens.

Comme vous le voyez, l'intrigue est plutôt compliquée. Mais il faut bien comprendre que cette intrigue n'est en fait qu'une excuse pour nous faire découvrir un monde beaucoup plus vaste, comme c'était le cas par exemple dans La main gauche de la nuit. Un monde parfois un peu vide dans sa nature (les plantes et les animaux sont les mêmes d'un bout à l'autre du continent), mais un vide largement compensé par le foisonnement culturel de cet empire : les gens y sont multiples, leurs motivations complexes, à la fois individuellement et collectivement, puisque la structure sociale ne repose pas sur des villages ou des villes, mais sur des telestres, qui sont à la fois des familles et des hameaux répartis sur tout le continent. On en verra passer un paquet, tous différents dans leur structure, leur taille, leur occupation, et même leurs croyances, mais une chose y demeure constante, l'attachement à la structure sociale.

D'ailleurs, une autre réussite de ce roman est de réussir à montrer la persistance de cette civilisation qui dure depuis des milliers d'années, et pour laquelle tout le sel de la rencontre avec la terre est la crainte du changement : ce changement qui a failli, dans le passé, détruire cette planète, et que les orthéens redoutent plus que tout.

Evidemùent, plein d'autres aspects de ce roman sont passionants, comme par exemple le fait que les enfants soient assexués et deviennent sexués à la puberté, ce qui provoque des phénomènes sociaux que j'ai trouvé curieux (comme le genre indéfini dans la lange) et une égalité des sexes extrêlmement affirmée (l'un des personnages centraux du roman, Ruric, est une femme général en chef des armées, et ancienne duelliste reconnue), mais qui ajoutent globalement de la subtilité à l'intrigue.

Evidement, en lisant ça, vous vous doutez bien que j'ai aimé ce roman, pour son décor, sa profondeur, la variété des paysages qui y sont décrits. Je ne sais d'ailleurs pas vraiment si il existe dans ce roman quoi que ce soit que je regrette en temps que lecteur. Vraiment, c'était une très bonne lecture que je vous recommande.