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Un elcteur est une chose étrange : quand c'est long, c'est trop long, et quand c'est court, c'est trop court.

Et pour ce premier tome, c'est "heureusement", le second cas.

En effet, si on y découvre une journaliste plongée par le hasard des réalités parallèles dans des conflits dynastiques dignes des Borgia, la fin du tome nous fait arriver à un point de l'intrigue situé à peine quzine jours après le début.

Et en quinze jours, elle a le temps de se transformer d'une journaliste encore sous el choc de son licenciement en une comtesse envisageant la réalisation d'un buisness plan hostile à tous les pouvoirs en place, tout en semblant être pour eux le plus sûr moyen de se faire de l'argent en masse.

Dit comme ça, ça n'est peut-être pas évident, mais j'ai retrouvé dans ce roman la patte d'un auteur de SF qui essaye, à chaque fois, de plonger son oeuvre dans le réel, pas par des détails, mais par un pragmatisme global assez fascinant. En effet, dans ce roman, l'héroïne cherche à accomplir la révolution, mais sans s'armer "bêtement" d'un fusil : en utilisant les armes du capitalisme des buisness-angels et du web 2.0 pour faire s'effondrer le chateau de cartes qu'est cette culture médiévalisante. Et c'est une excellente idée qui ne soulève dans mon esprit que deux reproches.

Le premier, c'est qu'à cause de la plume de l'auteur (et du pavé indigeste que j'ai lu avant), c'est un roman trop court.

Le second, c'est que l'héroïne, comme toute américaine digne de ce nom, sait manier un pistolet. Et ça, franchement, pour un européen, c'est déconcertant, un peu vulgaire, et assez terriblement "débandant", puisque ça tue complètement le concept de la faible femme qui résoud les conflits par son intelligence, pour la remplacer par une faible femme qui résoud les conflits avec son intelligence ET UN PLUS GROS FLINGUE.

Cela dit, c'est tout de même une excellente lecture qui ne donne qu'une envie : lire la suite !