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Horreur! Le dieu pervers, Torak, va s'éveiller! Les temps sont venus, l'univers vacille et Belgarath se hâte: il n'esy que temps de retrouver l'Orbe d'Aldur, le joyau du destin, qui peut sauver les hommes de la colère des dieux. De la brumeuse Arendie à la putride Nyissie, patrie des Hommes-Serpents, Belgarath entraîne Garion sur une route semée d'embûches. Garion, le petit paysan qui n'a jamais cru aux sorts, ne sent pas la haine qui le menace, ne comprend pas ces femmes qui se pressent autour de lui: une pour l'instruire, une pour le séduire, une pour le réconcilier avec les pouvoirs dont il ne veut pas...

Est-ce lui, l'Enfant de Lumière, le descendant des rois de Riva, l'enfant marqué par les présages, de toute éternité, pour affronter Torak?

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Après leur voyage en Allorie, Garion et ses compagnons descendent le long de la côte, pour notre ébahissement.

Car l'auteur multiplie à l'envie les décors, avec une variété on ne peut plus rafraîchissante.

Ce qui ne change en revanche pas durant ce voyage, c'est l'attitude de Garion, toujours proche de l'auto-apitoiement (sans doute aidé par le fait qu'il est le seul à ne pas comprendre son rôle dans cette histoire). Curieusement d'ailleurs, l'auteur semble, par les interventions de la voix intérieure de Garion, regretter cette tendance, sans pour autant essayer de la changer.

Heureusement, les péripéthies, ainsi que les complots, se multiplient et fournissent au lecteur quelques moments vraiment plaisants (typiquement le passage en Nyissie, où Garion rencontre la séduction, et son premier dieu). En parlant de la Nyissie, ce pays de marécages, ainsi que la géographie du Ponant, m'a rappelé la glorieuse époque de Conan (regardez par exemple cette carte des voyages de l'aventurier et en aprticulier la Stygie qui, si j'en crois mes maigres souvenirs, est également un refuge des amoureux des serpents).

Cela dit, c'est un tome bien agréable dans les voyages de Garion, sans doute parce qu'il s'agit pour l'essentiel d'une grande promenade dans des pays qui ne sont pas vraiment des ennemis du Ponant, juste des alliés un peu paresseux.