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Et les Dieux créèrent l'homme, et chaque dieu choisit son peuple. Ah! Que le monde était jeune, que les mystères étaient limpides! Mais Torak, le dieu jaloux, vola l'Orbe d'Aldur, le joyau vivant façonné par l'aîné des dieux, et ce fut la guerre. Le félon fut châtié ; à Cthol Mishrak, la Cité de la Nuit, il dort toujours, d'un long sommeil hanté par la souffrance.

Le fleuve des siècles a passé sur les royaumes du Ponant. Les livres des présages ne parlent plus qu'aux initiés, mais ils sont formels : Torak va s'éveiller. Et justement l'Orbe disparaît pour la seconde fois. Que le maudit la trouve à son réveil et il établira son empire sur toutes choses.

Belgarath le sorcier parviendra-t-il à conjurer le sort? Dans cette partie d'échecs cosmique, il a réussi à préserver une pièce maîtresse : le dernier descendant des Gardiens de l'Orbe, désigné par les présages, mais qui n'est encore qu'un petit garçon jeté sur les routes par une venteuse nuit d'automne. Un simple pion, et si vulnérable...

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Review

Dans ce premier tome de "la plus belle décalogie de la fantasy" (dixit la quatrième de couverture), on découvre le jeune Garion, appelé à un grand destin, sa tante Polgara (qui n'est pas que cuisinière) et tout un tas d'autres personnages plus spectaculaires les uns que les autres.

Bon, j'avais lu ces bouquins il y a ... pfiou, quinze ans, peut-être ? Et j'en gardais le souvenir d'une lecture agréable, mais sans réelle profondeur.

Quinze ans plus tard, peu de choses ont changé. Garion commence toujours sa vie comme une espèce d'assassin royal Anansi Boys avant de prendre rapidement (dès qu'il quitte la ferme de son enfance) une autre direction qu'il ignore, mais qu'on imagine sans aucun mal. Et si j'applaudis des deux mains la façon formidable dont les personnages sont campés (Belgarath, Silk, Barak, ... enfin, tous, en fait) je regrette parfois que l'auteur ne prenne jamais la peine de nous dire ce qu'il y a dans les têtes pensantes (au hasard, Belgarath ou Silk, qui aurait pu fournir un contrepoint ironique parfait à l'innocence placide de Garion) pour se consacrer exclusivement à ce jeune paysan pas trop dégrossi.

C'est en tout cas une parfaite lecture estivale.