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Voici venus les temps où les peuples respirent. Torak est mort, le dieu-dragon, l’Enfant des Ténèbres, et la menace cosmique paraît conjurée. Tout est calme en tout lieu dans les royaumes du Ponant. Pourtant la Prophétie des Ténèbres est bien gravée dans les mémoires : une parole, ça ne peut pas mourir. Et le vieux Gorim, dans sa grotte, entend gémir et gronder la terre : une pierre maléfique s’est réveillée à l’autre bout du monde. Le culte de l’Ours aurait-il encore, contre toute attente, des adeptes secrets ? Ça et là, on complote, on assassine, on repère les enfants marqués par le destin. Déjà la guerre s’allume dans les États du Sud. Puis, une nuit, la Voix parle à Garion. Qu’est-ce que le Sardion, la pierre tombée du ciel dont le nom fait frémir les Ulgos ? Où est “l’Endroit qui n’est plus” ? Faut-il combattre encore les Ténèbres vaincues ? Bien, les Gardiens du Ponant vont reprendre du service…

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Review

Dans ce premier tome de la Mallorée, on retrouve les héros de la Belgariade qui, pour la plupart, se sont assagis : ils ont presque tous femmes et enfants, et vivent leur vie avec plus ou moins de bonheur. Seulement, il semble que la mort de Torak ne signe pas réellement la fin de leurs aventures, et ils vont devoir aller mener une petite guerre contre des fanatiques avant de repartir en quête.

J'ai trouvé ce tome différent de ceux de la Belgariade. Pour tout dire, j'ai eu l'impression d'une écriture plus féminine à de nombreux moments. Sans doute est-ce dû au fait que ce roman a été co-écrit par le couple Eddings. En tout cas, la seule chose que je puisse en dire (mis à part le fait qu'il est parfaitement lisible par des adolescents) est que, comme j'ai pu le lire, son principal intérêt est d'être une suite, et donc de nous montrer à nouveau des personnages qu'on connaît déja, et auxquels ont peut encore plus facilement s'attacher - personnellement, j'ai un faible pour Silk et Belgarath, qui renouvelle avec un brio certain l'image du magicien éternel.

Cela dit, ne vous précipitez pas vraiment dessus : l'intrigue est téléphonée, le décor est désépéréement vide (la Drasnie ressemble ainsi à un tapis roulant de hautes herbes), et finallement, seuls les bons mots peuvent valoir le coup, par le cynisme léger qu'ils introduisent dans ce récit.