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Ulcéré par la trahison d'Estrée d'Eodh, Cellendhyll de Cortavar, l'Agent des Ombres, tourne comme un fauve enragé dans la citadelle du Chaos.

Piégé par son tempérament violent, condamné par Ellvanthyell, l'archimage du Chaos, il reçoit une terrible correction. C'en est trop pour Cellendhyll qui brise l'allégeance qui le liait à Morion, son maître. L'Ange est libre ! Poursuivi par les forces du Chaos, il se réfugie à Tygarde, palais de Priam, l'Empereur de lumière. Il ne tarde pas à découvrir que Tygarde est peuplé de faux-semblants. Qui sont ses alliés ? Qui sont ses ennemis ? Saura-t-il résister aux charmes que déploie l'Empereur pour obtenir son allégeance ? Saura-t-il résister à la présence troublante de Constance de Winter ? Tandis que l'Ange cherche à déjouer les pièges qui l'environnent, un tueur aussi insaisissable que mystérieux décime les colons des Terres du Nord, menacées par la colère des Pictes...

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Review

Le premier mot de la quatrième de couverture résume bien mon état d'esprit suite à cette lecture : Ulcéré.

Je suis ulcéré par les scènes de sexe à répétition qui n'apportent authentiquement rien à l'intrigue, surtout quand il s'agit de scènes mettant en scène des personnages secondaires et tertiaires.

Je suis ulcéré par l'imbécilité profonde de ce super guerrier à deux coeurs qui n'est pas foutu de comprendre que son caractère de merde ne peut que le plonger dans des ennuis sans nom.

Je suis ulcéré par cette campagne de jeux de rôles transcrite en roman par un auteur certes compétent, mais qu'il aurait sans doute fallu bien mieux encadrer pour obtenir une oeuvre digne de ce nom, plutôt que ce fatras indigeste d'intrigues d'alcoves.

Enfin, je suis ulcéré (ça vient de loin, mais c'est toujours vrai) quand une intrigue est parasité par sa méta-intrigue. En l'occurence, ici, le statut "hors-destin" de Celhendyl de Cortavar qui vient s'inviter à peu près chaque matin ou presque dans ses combats à lui, avec à chaque fois des allusions foireuses, des ambitions cosmiquement merdiques, et autres stupidités. C'est bien simple, à côté de cette histoire, même les chroniques de la Lune Noire font figure de sommet d ebon goût et de construction d'intrigue rigoureuse.

Donc, ça me suffit : j'arrête de lire ces inepties.