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La bataille pour la survie du Commonwealth atteint son paroxysme.

Les savants humains travaillent sans relâche pour développer une arme capable de stopper l’invasion des Primiens. Mais, quand une deuxième vague d’assaut déferle contre des dizaines de planètes humaines, on découvre avec stupeur que ces adversaires implacables ont eux aussi fait d’énormes progrès en matière de destruction…

Le Commonwealth vit peut-être ses dernières heures, tandis que Nigel Sheldon, Paula Myo et le général Ozzie Isaacs entament une course contre la montre pour sauver l’espèce humaine, quitte à renoncer aux principes de toute une civilisation…

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Review

Dans ce dernier tome, l'humanité va donc logiquement botter les fesses de ces sales extra-terrestres. Ben oui, logiquement, parce qu'à moins de faire preuve d'un pessimisme boosté à l'acier à fort indice de carbone, , on ne souhaite pas à cette humanité de carton-pâte de finir réduite à l'état de décombres par ces primiens, qu'ils soient mobiles ou non.

A partir d'ici, attention aux spoilers.

On aura donc droit dans ce dernier tome à un festival d'effets spéciaux de grand spectacle, avec en particulier (mais je dois reconnaître que c'était dû à la musique du moment), une attaque menée par des dirigeables bombardiers avec une espèce de chorégraphie pour baleines bleues qui m'a complètement bluffé. Bon, ensuite, évidement, les choses deviennent un peu moins "intéressantesé". Je ne dis pas que la course-poursuite finale est dénuée d'intérêt, notez bien. Je dis juste que c'est moins bien. Lassant, en fait. Surtout que 9550 m'a fait l'effet d'un escamoteur : on s'attend à une scène nous montrant, façon Hindenburg, le vaisseau primien s'écrasant en flammes au milieu de la tempête. On s'attend aussi à certaines des révélations qui nous sont faites (genre le dernier agent caché de l'Arpenteur). En revanche, je ne m'attendais évidement pas à la nature de l'Arpenteur lui-même, mais évidement, ça, c'est la surprise du chef !

Cela dit, le spectacle reste bon, la plupart du temps tout au moins, et Ozzie Fernandez relève un peu le niveau.

Malheureusement, ça ne suffit pas. C'est-à-dire que ça ne suffit pas pour moi à rendre cette tétralogie fascinante. Intéressante, certes, mais pas vraiment passionnante. Justement parce que dans ce Commonwealth, la mort n'existe plus vraiment. Du coup, les gens qui sont de plus en plus vieux sont de plus en plus prudents, méthodiques, et prennent moins de mesures spectaculairement désespérées. C'est d'ailleurs ce qui justifie le côté fougueux des Gardiens : contrairement au reste de l'humanité, ils ne sont pas immortels, et sont donc joyeusement jeunes et insouciants. Et face à tous ces autres grands anciens, qui ont vécu plusieurs siècles, c'est rafraîchissant.

Mais hélas, encore une fois, ça ne suffit pas à rendre le bouquin passionant.

Et en fait, je pourrai continuer cette énumération des bons côté longtemps (normal, vu l'épaisseur du roman), ça ne suffirait toujours pas. Comme je disais plus haut, ce roman me fait désormais tout entier l'effet d'un escamotage de qualité : brandir une énorme menace, mettre en oeuvre des moyens faramineux pour lui faire face, pour finallement l'abattre négligemment (enfin, l'abattre, le mot est fort, puisqu'il s'agit seulement du premier pas vers la victoire définitive).

Du coup, évidement, et rétrospectivement, je ne peux pas vraiment vous conseiller de lire ce pavé, ni d'ailleurs les tomes précédents.