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Ce roman nous raconte les histoires de Severian, un jeune apprenti bourreau dont l'apprentissage sera brutalement interrompu par ses premiers émois amoureux ... enfin, pas tout à fait, mais quand même un peu.

Pas tout à fait, mais quand même un peu.

C'est la phrase qui représente complètement ce roman.

Car ce roman, c'est de la fantasy, enfin, pas tout à fait, mais quand même un peu.

C'est aussi une fable du lointain futur, enfin, pas tout à fait, mais quand même un peu.

C'est aussi un récit d'initiation, enfin, pas tout à fait, mais quand même un peu.

C'est encore le début d'un long voyage, enfin, pas tout à fait, mais quand même un peu.

Bon, je vais arrêter là.

Sachez juste qu'à force d'être pas tout à fait, mais quand même un peu de la sf, il se retrouve à n'être réellement rien.

Parce que comme l'auteur cehrche à seulement effleurer les choses, rien dans la vie de Severian n'est approfondi : ses questionnements sur son identité, sur son rôle dans la vie ne sont que vaguement ébauchées. Ses alternoiements moraux sur la mort de Thècle ne sont que vaguement développés (sans réellement s'interroger sur le sens profond de la mort de cette dame). C'est pas compliqué, même l'apprenti assassin a plus de profondeur que ce personnage.

Quant à cette terre de fin des temps, elle n'est pas vraiment crédible : entre la plèbe qui vit à fond son retour à l'âge médiéval, et de vagues apparitions de technologies du futur, on n'y comprend rien, et, personnellement, je n'y crois pas une seconde.

Bon, je vous épargne mon avis sur les scènes chaudes qui sont aussi palpitantes qu'un cours d'anatomie gynécologique, et j'en viens directement à ma conclusion.

C'est le deuxième bouquin de 23069 que je lis. Et le premier que je comprend (parce que la cinquième tête de Cerbère, c'est totallement n'importe quoi). Mais comme je n'ai pas vraiment aimé cette histoire qui ne sert qu'à faire le catalogue des effets de style que l'auteur connaît (flashbacks, parallélisme des situations, allégories savament pensées), je crois que je vais arrêter les frais avec cet auteur très décoratif, mais qui n'apporte à mon sens rien au genre.