Authors

In the highly stratified world of Kushner's nameless old city, the aristocrats living in fine mansions on the Hill settle their differences by sending to the thieves' den of Riverside for swordsmen who will fight to the death for a point of someone else's honor.

Young Lord Michael Godwin is so taken by these romantic figures that he studies the art himself until challenged by the best of them.

Master of the Sword, Richard St. Vier is picky in his contracts and precise in his killing but he nevertheless becomes embroiled in the nobility's political, social and sexual intrigues. When his lover Alec is kidnapped by Lord Horn, St. Vier must take drastic action.

Series

Review

Dans ce roman, on suit les aventures de Richard sainte-Vère, bretteur indépendant au service de l'honneur des nobles, de son "ami" Alec, étudiant défroqué, et de quelques nobles pour lesquels Richard manie l'épée avec brio.

J'ai retrouvé dans ce roman l'esprit que 1529258 met par exemple dans La voie du cygne ou Mémoire vagabonde. Du coup, hélas pour l'auteure dont j'avais spécialement apprécié le premier roman, l'effet de surprise a été considérablement atténué.

Et c'est bien dommage, parce que je pense qu'11889 a précisément cherché à cultiver cette ambiance. Du coup, loin de découvrir une période inédite, je retrouve une ambiance qui est certes agréable, par l'alternance entre les frivolités de ces nobles et la rigueur de la vie dans les bas-fonds de la société, ou par la manière extrêment charmante dont est dépeinte la vie des femmes nobles, qui apparaissent authentiquement comme des créations divines, mais qui ne me surprend que modérément. Il ne reste alors à ce roman pour se défendre qu'un complot, sans doute habile, mais malheureusement mille fois vu.

Pourtant, ça n'est pas un mauvais roman. je lui vois comme bons côtés une évocation de la romance extrêmement subtile, ou une mise en image habilement tournée (la scène où tous les nobles se réunissent est sans aucun doute le point d'orgue voulu par l'auteure, qui cherche à nous en mettre plein les yeux avec cette justice rendue de la manière la plus théatrale possible), voire peut-être, mais c'est plus subtil, certains éléments de distanciation (portés en particulier par Alec, qui sait manifestement que la vie n'est qu'une farce, mais qui ne semble pas avoir conscience qu'elle n'est que de papier).

Donc, si vous n'avez lu aucun des romans de 1529258, vous pouvez sans problème lire ce roman. Sinon, vous aurez malheureusement l'impression de n'avoir entre les mains qu'une copie, pas sans sans saveur, mais en tout cas sans imagination.