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Le commissaire Vimaire n'aurait jamais dû poursuivre un tueur sur les toits de l'Université invisible. Un accident est si vite arrivé. Une chute stupide dans la bibliothèque et le voilà projeté trente ans dans le passé... avec l'assassin. Vimaire va se retrouver face à une version plus jeune de lui-même. Que faire sinon former ce jeune homme à devenir un bon policier et assister à la naissance du Guet ? Mais Vimaire sait qu'il ne doit pas modifier le passé au risque de voir disparaître son présent : sa femme et son futur bébé !

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Review

Mes aïeux que c'était bon !

Dans ce tome, on suit, comme la couverture le montre clairement, les aventures de Sam Vimaire. Je dois avouer que, depuis la contemplation ébahie de L'art di Disque-Monde L'Orbite déchiquetée, j'ai une espèce de faible pour ce flic tentant de lutter contre la folie d'Ankh-Morpokh.

Et ce tome ne déroge pas à la règle, bien au contraire. Toutefois, il m'est assez difficile d'évoquer même la première page sans déflorer l'intrigue de ce roman formidablement construit. Je ne vais donc pas le faire et vous parler de ce que j'ai aimé.

On découvre donc dans ce roman un Vimaire plus jeune, plus naïf, plus carottesque, quoi. On comprend aussi le fond de la philosophie de Vimaire, et franchement, ça fait plaisir de voir sur quoi l'esprit du Clint Eastwood d'Ankh-Morpokh repose : "il faut faire le boulot qu'on a sur les bras" ... Ca ne ressemble pas à grand chose, hein. pourtant, quand on voit tout ce que Vimaire fait sur la base de cette assertion, ça fiche un peu la trouille. En fait, je trouve que ça renforce largement le côté héroïque du personnage, puisqu'au lieu d'avoir son Guet rempli de flics aguerris ou très barraqués (genre Détritus et son arbalète de siège), il se retrouve avec une équipe ... bon, ben ce sont des gens quoi. Et avec ça, il va quand même réussir à changer l'histoire... Je vous le dis, moi,c e type-là, c'en est un sacré !

Et puis évidement, dans des conditions comme celles-là, la plume de 1654 s'élève facilement au meilleur de sa qualité pour nous peindre des politiciens ... dignes de leur "profession", une cité d'Ankh-Morpokh au moins aussi déglinguée que dans les autres tomes, et une galerie de personnages incroyables.

En fait, par certains aspects (et c'est normal), ça m'a rappelé le premier "Retour vers le futur", quand le héros se rend compte que, dans le passé, tout le monde avait l'air beaucoup plus jeune et, évidement, plus naïf. Sauf que dans le Disque-Monde, il y a le seigneur Vétérini. Et lui, s'il est jeune, est loin d'être naïf.

Ce qui est agaçant avec ce roman, c'est qu'il est très difficile d'en parler, parce que l'intrigue le remplit à fond : il n'y a pas besoin de milliards de descriptions sur Ankh-Morpokh, ni même sur l'Ankh, l'Université Invisible ou même Chicard : on est censés, au bout de tout ces tomes, connaître tout ça aussi bien que Pratchett. Du coup, il peut vraiment y aller à fond. Et hélas pour moi, ça veut aussi dire que je ne peux pas vous parler de ce qui est, peut-être, le meilleur tome du Disque-Monde que j'ai lu. Cela dit, je crois que je dis ça à chaque fois ... Est-ce le signe que Pratchett s'améliore à chaque fois ? Ou que je suis un indécrotable fan ? En tout cas, si vous en êtes arrivés à ce tome, jetez-vous dessus. Et si vous n'avez jamais lu un seul tome du Disque-Monde, lisez-le quand même, il vaut largement le coup.