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In the thirty-first Discworld novel the Discworld goes to war.'Trousers. That's the secret... Put on trousers and the world changes. We walk different. We act different. I see these girls and I think: idiots! Get yourself some trousers!'Women belong in the kitchen -- everyone knows that. Not in jobs, pubs or indeed trousers, and certainly not on the front line, braving enemy forces in defence of their country. Then again, there's always a war on somewhere, even if no-one really knows what it's about. And when money and enthusiasm for it are running very low, it might be time to let women make a stand, on the battlefield and for their rights.

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Review

Ce roman (formidable) nous raconte l'histoire de Margot Barette, jeune servante d'auberge devenue caporal par la grâce d'une guerre habillement menée.

Pas une guerre à la saleté, comme dans un bouquin d'8732.

Pas non plus une guerre aux prétendants, comme dans tant de romans de fantasy à deux balles.

Mais une guerre, une vraie, de celles qui convient la Mort à des festins (on le voit d'ailleurs passer, tranquille, limite en promenade digestive). Et bien sûr, la guerre vue par Pratchett, c'est quelque chose. D'ailleurs, à bien y penser, je crois que c'est le premier roman que Pratchett consacre exclusivement au statut de la soldatesque ... soldatesque d'occasion, en quelque sorte, mais c'est normal : le royaume où vit Margot est enlisé dans une succession de guerres comme les petits pays aiment à en mener, et il semble que cette fois, ça se passe plutôt mal. normal, elle joue contre LE Vimaire, et ça, c'est vraiment opas de la tarte ... Enfin, contre, contre, vous croyez vraiment un agent du guet capable d'apprécier le massacre e masse ? Eh bien vous avez raison, il déteste ça, et fait donc tout ce qu'il peut pour que ca s'arrête rapidement. Alors peut-être que Margot fait partie de son plan, et peut-être qu'il n'a pas de plan. En tout cas, ne vous leurrez pas, comme la Mort, il ne joue ici qu'un rôle de faire-valoir pour Margot et ses camarades recrutés de la dernière heure. J'ai écrit camarades, et c'est tant mieux.

Parce qu'en plus d'être une critique particulièrement acerbe de la vie de soldat en général et de celle de simple soldat en particulier, ce roman consacre une bonne partie de ces pages à explorer la différence qu'il peut y avoir entre un soldat homme et un soldat qui ... disons ... a besoin d'une paire de chaussettes dans l'entrejambe (l'artifice m'a paru délicieux du début à la fin, et il me le paraît tout autant maintenant). Et comme pour l'état de soldat, il semble bien que 1654 arrive à établir de façon brillante que les meilleures des femmes ne sont rien d'autres que les meilleures des gens, avec leurs forces et leurs faiblesses, et apparement la même capacité que les soldats masculins à zigouiller leur prochain sans trop se poser de question, ce qui - d'une façon parfaitement pratchettienne et rassurante - détruit complètement toutes les odes à la féminité comme gage d'un monde apaisé.

Avec tout ça, plus quelques clichés aussi éculés que jouissifs (les femmes soldats se déguisent en lavandières, sont interceptées par des gardes qui souhaitent vérifier que ce sont de vraies femmes ... ce qui est vrai), et quelques références culturelles bien senties (j'ai cru voir Apocalypse Now - et peut-être le film avec Eastwood dans le rôle du sergent méchant, mais juste avec ses petits gars), évidement, ce livre est bon. Excellent même. Mais bon, c'ets un Pratchett, donc forcément, ça place la barre beaucoup plus haut.

Eh bien je dois l'avouer, même pour un Pratchett (donc forcément excellent), il est sacrément bien. Qui plus est, à la manière d'un ordre de visionnage de Star Wars centrant le récit sur Dark Vador, ce roman peut faire une excellente introduction au personnage fabuleux - et quasi-central pour moi - de Vimaire, qui joue un excellent Grand Méchant. Allez, courrez donc l'acheter, il y a franchement très peu de chances que vous regrettiez cet achat (aucune, à mon avis, mais je laisse une chance aux grincheux).